Marque

L’origine des marques…

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Ci-dessous une chouette vidéo qui retrace l’origine de 10 logos enregistrées.

Le fameux Taupe10, nous montre l’origine cachée de certaines marques: SUN MICROSYSTEMS, TOBLERONE, CONTINENTALE, LES GALLERIES LAFAYETTE, RATP, LE TOUR DE FRANCE, FEDEX, AMAZON, SONY, CARREFOUR.

Les marques ne laisse rien au hasard, et surtout pas leur logo qui en dit parfois plus que ce que l’on pense.

 





Pratique

Avec QRick.net, il vous est possible de vérifier que votre colis a bien été reçu

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QRick.net(http://www.qrick.net) va vous permettre de savoir si votre courrier ou colis envoyé par la poste a bien été reçu par votre destinataire.

C’est comme un accusé de réception sauf que c’est gratuit, facile à mettre en oeuvre et instantané.

Comment ce service fonctionne?

  • Dans un premier temps: rendez-vous sur le site QRick.net (http://qrick.net)
  • Puis renseigner le formulaire : Nom et adresse mail uniquement. C’est alors que QRick va générer un QRcode unique.
  • Copier puis coller ce QRcode QRick sur votre document Word
  • Imprimer votre courrier avec ce QRcode QRick
  • Glissez ce courrier dans v
    otre enveloppe ou colis
  • Enfin envoyer le tout à votre destinataire.

 

A la réception de votre courrier ou colis, votre destinataire est invité à flascher le QRcode QRick avec son smartphone. Immédiatement, vous (l’expéditeur) allez recevoir un mail mentionnant que votre courrier ou colis a bien été reçu. La date, l’heure et le lieu de destination vous seront aussi communiqués.

Rien à payer! C’est totalement gratuit.

Sympa non!

Je suis certain que ce service vous sera aussi utile. Si vous êtes commerçant, site de commerce ou simple utilisateur de sites marchands (leboncoin, ebay…), vous pouvez suivre vos envois et avoir une confirmation que vos produits sont bien expédies et arrivés.

Le site vous mentionne bien d’autres possiblités:

  • imprimer le QRcode QRick sur vos clés, votre portefeuille, votre smartphone ou autres objets précieux…. Si par mal chance vous perdez un de ces objets, vous avez l’espoir qu’une autre personne le trouve et flashe le QRcode. Instantanément, vous allez recevoir un message par mail. Il ne vous reste plus qu’à correspondre avec votre sauveur pour récupérer vos biens.
  • vérifier que vos enfants sont bien rentrés après l’école ou le sport. Créez et imprimez toujours ce fameux QRcode QRick. Coller le près de votre porte d’entrée. Dès que vos enfants rentrent, ils flashent ce QRcode et immédiatement vous recevez un mail. Vous voilà rassurez!
  • vous partager votre voiture, coller ce QRcode dans votre véhicule. Après chaque utilisation, le conducteur peut « QRicker » (flasher le QRcode), transmettre le nombre de kilomètres parcourus au propriétaire ou à la communauté d’utilisateurs du véhicule. Ainsi il est possible de suivre la géolocalisation du véhicule, d’identifier l’utilisateur et le nombre de km parcourus. Inutile de vous équipé en GPS, Tracker et autres dispositifs onéreux. Un smartphone et une étiquette QRick suffisent

En espérant que ce message vous soit utile!

Actualité

Gifi rachète la marque Tati

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Tati, enseigne fondée en 1948 par Jules Ouaki, avait déjà été reprise par Eram en 2004. C’est alors que l’enseigne avait miser sur une stratégie à l’international mais sans grand succès. L’an dernier, Tati a vu ses pertes opérationnelles s’élever à 60 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros. Ceci a conduit à ce que la société soit mise en redressement judiciaire le 4 mai. Est-ce la fin de l’aventure pour cette marque pour des produits ultra low cost?

Et bien non. Le 26 juillet 2017, le tribunal de commerce de Bobigny a désigné Gifi comme repreneur de Tati et des trois autres enseignes en difficulté d’Agora Distribution (groupe Eram).

Ce rachat va permettre de sauver 1 428 emplois sur les 1 700 menacés, tout en conservant 109 des 140 magasins.





Généralité

Quelles sont les différences entre marque, nom de domaine, nom de société…

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Pour bien comprendre la différence entre ces différentes notions, commençons par donner quelques définitions:

  • Marque : Une marque est un signe distinctif qui permet au consommateur de distinguer les produits ou services d’une entreprise de ceux proposés par les entreprises concurrentes. Elle joue un rôle de garantie, de valeur, de qualité, et de provenance pour le consommateur.
    Elle peut se présentée sous forme verbale (ensemble de lettres, de mots ou de chiffres) , figurative (élément graphique, dessin, logo) ou semi-figurative (élément verbal + élément graphique).

Une marque est titre de propriété industrielle (comme un brevet ou un dessin et modèle). Elle est valorisable (cession, licence) et fait partie des actifs de la société.

Ce titre de propriété industrielle ne s’acquiert uniquement qu’après un dépôt dans un office de propriété intellectuelle (ex: INPI pour la France).
L’usage d’un nom ne vous procure aucun droit. Ce n’est seulement qu’après son enregistrement que vous pouvez vous opposer à toute personne qui utilise votre marque ou une marque similaire (orthographiquement, phonétiquement ou intellectuellement) sans votre autorisation. Il s’agit ici de faire une action en contrefaçon.

  • Nom de société: Un nom de société un mot ou un groupe de mots servant à désigner une entreprise et à la distinguer des autres entreprises.

Le nom de société peut désigner

  • une personne morale;

  • une personne physique;

  • une société de personnes;

  • une association ou un autre groupement.

Il peut contenir les composantes suivantes:

  • Terme générique: il s’agit de la composante du nom qui sert à désigner une entreprise de façon générale.

  • Spécifique: il s’agit de la composante (mot ou groupe de mots) du nom qui sert à distinguer nettement une entreprise d’une autre.

  • Particule: il s’agit de la composante du nom, sous une forme souvent abrégée, qui sert à apporter une précision souvent relative à la forme juridique de l’entreprise (SA, SARL, GMBH, INC…).

Une entreprise peut être désignée et identifiée sous d’autres noms que celui sous lequel elle a été constituée dans l’exercice de son activité, notamment aux fins d’exploitation de son entreprise. Il peut s’agir du nom commercial ou d’une enseigne. Ce sont les noms qui sont le plus souvent connu du public.

Exemple: Manitou est le nom commercial de Manitou BF société anonyme

Il doivent être déclaré au registre national du commerce et des sociétés (RNCS) pour être opposable aux tiers. Souvent, le nom commercial ou le nom de l’enseigne va faire l’objet d’un enregistrement de marque.





  • Nom de domaine (NDD): Le nom de domaine est le nom visible donné à un site Internet. Il se substitue à l’adresse IP de votre ordinateur ou du serveur de votre hébergeur. C’est du coup plus facile à retenir www.id2nom.com que 127.0.0.1 !

La correspondance entre le nom de domaine et l’adresse IP est assurée par le DNS (Système de Noms de domaines).

De cette manière, lorsque l’on saisit dans son navigateur Internet l’adresse d’un site (de type : www.id2nom.com), le DNS va rechercher à quelle adresse IP correspond le nom, trouver son emplacement dans le réseau et en rapporter les informations.

Un nom de domaine est composé d’un nom (composé d’un ensemble de caractères alphanumériques), et d’un suffixe (.com, .fr, .eu, .org…).

Le suffixe s’appelle aussi domaine de tête ou domaine de premier niveau (en anglais Top Level Domain ou TLD).

Il existe deux types de domaines de premier niveau :

  • les domaines nationaux de premier niveau (en anglais Country Code Top-Level Domain ou ccTLD) composés de deux lettres identifiant un pays ou un territoire indépendant (exemple : fr pour France, be pour Belgique, us pour les Etats-Unis…) ;

  • les domaines de premier niveau génériques (en anglais generic Top-Level Domain ou gTLD) composés de trois lettres ou plus identifiant généralement le secteur d’activité dans lequel opèrent les individus ou les organisations qui les utilisent (.com, .net, .info, .biz…).

    Un nom de domaine s’achète auprès d’un registrar (Gandi, OVH, Amen…). Il ne peut être acheté à vie, mais seulement loué pour une durée de quelques mois à quelques années.





Marque

Aux Etats-Unis, quelle est la différence entre marque de commerce (Trade Mark) et marque enregistrée (Registred)

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Aux Etats-Unis, comme en Europe, une marque doit permettre aux consommateurs d’identifier l’origine et la provenance des produits ou services.

Une marque est un signe qui permet de distinguer un produit ou service des concurrents.

Elle doit être distinctive (voir l’article: http://id2nom.com/article.php?id=204 ) et ne pas utiliser des termes génériques descriptifs des produits et services.

Attention: Si vous avez fait le choix d’une marque française avec une consonance anglaise (ou américaine) et qui est évocatrice dans la langue de Shakespeare, vous avez de forte chance que cette marque vous soit refusée aux Etats-Unis.






Aux Etats-Unis, le droit de la marque est acquis par l’usage commercial qui en est fait et pour la durée pendant laquelle la marque est correctement utilisée. C’est bien différent en Europe où le droit de la marque est acquis par le dépôt et pour 10 ans. Cette période de protection est indéfiniment renouvelable.

Les produits sur le territoire américain sont alors siglés avec le symbole TM (Trade Mark ou Marque de Commerce). Cela permet d’informer les tiers des risques encourus en cas d’utilisation sans autorisation de ce signe distinctif. TM est donc utilisé pour des marques non enregistrées ou, en cours d’enregistrement.

Ces produits peuvent aussi revêtir le symbole ®. Cela signifie que le nom a fait l’objet d’un enregistrement (R=Registred ou enregistré) auprès de l’office américain de la propriété industrielle : USPTO.

L’utilisation de ce symbole ® sur le territoire américain est donc interdite si ce nom n’a pas été enregistré auprès de l’USPTO. Vous trompez le consommateur: C’est presque un parjure!

Donc si vos produits se vendent aux Etats-Unis et qu’ils sont siglés avec un ®, procédez de suite à l’enregistrement de votre marque auprès de l’USPTO.

Le coût moyen d’un dépôt est inférieur à 400 $ par classe de produits et de services (soit 220 à 300€/classe). Il faudra faire appel à un conseil en propriété industrielle local: un trademark attorney. Il faudra alors ajouter ses honoraires. Le coût du dépôt est alors compris entre 1500 à 2000$ (soit 1200 à 1600€).

Vous pouvez consulter notre guide sur « comment protéger votre marque aux Etats-Unis » sur notre page: http://id2nom.com/article.php?id=51





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Id2nom.com a maintenant un petit frère anglosaxon: 1idea1name.com

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C’est fait!

Le site web 1idea1name.com (http://1idea1name.com) est lancé.

Ce générateur de nom entièrement en anglais, permettra à nos amis anglosaxons de faire:

  • leur recherche de noms,
  • une vérification de disponibilité grâce à une interrogation de plusieurs bases de données
  • un logo personnalisable
  • une carte de visite

Use 1idea1name your business name generator to search for business names and check availability instantly.

Create and design your logo for free using an easy logo maker tool. Choose from hundreds of fonts and icons. Then save your new logo on to your computer!

Use your business name and logo for your website, product, services, company…

Make and print your own personalized business cards with our online business card maker. Easily edit text, change colors, and add a logo.





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Créez vos cartes de visite gratuitement en ligne avec Id2nom

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Id2nom vous propose à présent de créer vos propres cartes de visite en quelques clics.

Vous disposez d’un ensemble de modèles de cartes de visite en recto et en verso.

id2nom carte de visite

La réalisation se fait par étape:

  • Choisissez votre logo, image, photo…
  • Puis sélectionnez votre modèle parmi ceux proposés
  • Choisissez vos polices de caractères, leurs tailles ainsi que leurs couleurs
  • Tapez le texte souhaité: Nom de l’entreprise, poste occupé, numéro de téléphone fixe ou portable, adresse mail, facebook ou twitter…
  • Choisissez le recto de votre carte de visite: un QRcode qui affiche directement votre page internet ou qui permet d’enregistrer vos coordonnées dans les contacts dès que le QRcode est flashé par un smartphone, un logo ou votre  URL…

Votre carte aura une taille standard (8.5cm * 5.4 com) et sera réalisée en haute définition (300dpi).

Il vous restera plus qu’à imprimer votre réalisation avec votre imprimante sur du papier avec un grammage 250g à 400g en recto/verso.

L’idéal serait un papier de 350g couché mat. Ce papier bénéficie d’un excellent rapport qualité/ prix, il est le plus fréquemment utilisé par les entreprises. Si vous souhaiter donner un reflet à vos cartes, préférez un papier 350g brillant.

Enfin, il faudra jouer d’un cuter ou de ciseaux pour découper vos cartes.

Et voilà… C’est tout. Vous avez obtenu des cartes de visites sans rien débourser.

Si vous constatez une erreur ou vous souhaitez modifier votre projet, pas de souci… Il vous suffit de reprendre les différentes étapes. Par rapport à un imprimeur ou à un site internet qui vous propose de réaliser des cartes de visite, vous n’avez rien à payer en plus!

Pour commencer, la réalisation de vos cartes de visite, rendez-vous sur notre page « La fabrique de cartes de visite« :

http://id2nom.com/businesscard.php  






Marque

# Commandement n°1 : Un bon nom, tu choisiras

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Un produit, une société, un site internet ou un évènement ne peut exister sans nom.

Il vous faudra bien trouver un nom qui :

–          sera le moteur de toute votre communication ;

–          se différentiera de la concurrence et

–          sera porteur d’une certaine image.

Se rater sur le choix du nom pourra vous être fatal.







Quelques exemples de ratés : MR2 (merdeux…) pour une marque d’automobile chez Toyota, KOLEOS de Renault (traduction du grec : maquereau, couilles), PAJERO de Mitsubishi (traduction de l’espagnol : branleur), KINKI Nippon Tourist Company (La société japonaise a préféré changer son nom après avoir découvert pourquoi tant d’américains s’intéressaient aux possibilités de tourisme sexuel de l’agence …)

Quelques florilèges aussi en termes de logos, mais j’ai peut-être les idées mal placées :

  

  

 







Quelques recommandations :

–          faites partager à votre entourage, le nom ou le logo trouvé. Un regard extérieur peut se révéler utile pour éviter de commettre des erreurs.

–          Si vos produits ou vos services sont destinés à l’export, vérifiez que le nom que vous avez retenu n’a pas un autre sens dans une autre langue. Vous pouvez, par exemple, utiliser Google Translator (https://translate.google.com/) et lui demander de détecter la langue à traduire.

Marque

# Commandement n°3 : Un nom, tu le testeras

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Auprès de votre entourage

Il s’avère souvent intéressant de tester ce nom auprès de votre entourage qui peut avoir un regard complètement extérieur et peut faire des remarques pertinentes : nom choisi trop long, difficile à mémoriser, peu attractif, déceptif, …






Ayez une liste et faites voter votre entourage.

Sur la toile internet

Faites un simple test sur le moteur de recherche Google (utilisé à 85% dans le monde). Si vous voyez votre nom apparaître sur plusieurs liens dès la première page, pensez que par la suite il faudra acheter des Adwords ® pour votre référencement et être visible. Cela peut représenter un surcoût non négligeable.






Si vous persévérez avec ce nom, vérifiez aussi les redirections des différents liens présents. Faites attention que ces liens ne pointent pas sur des sites avec des activités similaires ou vers des sites qui pourraient nuire à votre image (je pense notamment à des sites pornographiques).

Etendez ce test sur les réseaux sociaux. Id2nom sur sa page de vérification (http://id2nom.com/verifnom.php), examine l’existence du nom interrogé sur différents registres (marques, sociétés…) mais aussi sur le moteur de recherche Google et sur différents réseaux sociaux (Twitter, Facebook, You Tube, MySpace…). D’un seul coup d’œil, vous avez déjà un bel aperçu du taux d’occupation de votre nom sur la toile.

Attention aux traductions !






Si vos produits ou vos services sont destinés à l’export, vérifiez que le nom que vous avez retenu n’a pas un autre sens dans une autre langue. Vous pouvez, par exemple, utiliser Google Translator (https://translate.google.com/) et lui demander de détecter la langue à traduire. Il existe quelques exemples malheureux : NOVA (General Motors) signifiant en espagnol : ça ne marche pas, KOLEOS de Renault (traduction du grec : maquereau, couilles), PAJERO de Mitsubishi (traduction de l’espagnol : branleur)…

 

Marque

# Commandement n°2 : Un nom, tu le distingueras

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Il est tentant de retenir un nom qui soit descriptif voire très évocateur de votre produit ou service. Imaginer enregistrer comme marque : VTC Paris pour un service de VTC sur la ville de Paris, TRI VERT pour un service de tri sélectif, BUSINESS Coaching pour un service d’accompagnement à la gestion des affaires…

Ainsi le client perçoit tout de suite votre activité. De plus, s’il était possible de réserver une telle marque, plus personne pourrait utiliser cette terminologie. Quel avantage compétitif, non ?






Mais le code de la propriété intellectuelle limite, heureusement, ce cas de figure.

Rappelons quelques principes généraux d’appréciation du caractère distinctif :

Le législateur a exigé l’existence de distinctivité du signe pour que la marque puisse valablement être déposée. Cette condition s’explique facilement : Il est impératif qu’aucune personne ne puisse se réserver l’utilisation d’une marque qui serait indispensable ou au moins utile aux concurrents.

Imaginons que cette règle n’existe pas, toute personne serait alors libre de déposer la marque « Pomme » pour désigner des pommes. Du coup, comment faire la promotion de ces fruits, s’il n’est plus possible de désigner ainsi. Ce terme « pomme » doit rester à la disposition de tous afin de préserver la liberté de la concurrence. Cependant, il n’est pas interdit de s’approprier ce terme du langage commun pour désigner tout autre chose : APPLE pour des produits informatiques .





La distinctivité est l’aptitude de la marque à distinguer les produits ou services d’une entreprise de ceux des autres entreprises. La marque doit donc permettre au consommateur d’identifier le produit comme provenant d’une entreprise déterminée.

L’exigence de distinctivité est prévue à l’article L 711-2 du code de la propriété intellectuelle :

Le caractère distinctif d’un signe de nature à constituer une marque s’apprécie à l’égard des produits ou services désignés.

Sont dépourvus de caractère distinctif :

a) Les signes ou dénominations qui, dans le langage courant ou professionnel, sont exclusivement la désignation nécessaire, générique ou usuelle du produit ou du service ;

b) Les signes ou dénominations pouvant servir à désigner une caractéristique du produit ou du service, et notamment l’espèce, la qualité, la quantité, la destination, la valeur, la provenance géographique, l’époque de la production du bien ou de la prestation de service ;

c) Les signes constitués exclusivement par la forme imposée par la nature ou la fonction du produit, ou conférant à ce dernier sa valeur substantielle.

Le caractère distinctif peut, sauf dans le cas prévu au c, être acquis par l’usage.





L’appréciation du caractère distinctif s’effectue en considérant:

  • Le signe déposé
  • Au regard des produits et services
  • En fonction de la perception par le public de référence. Le consommateur de référence ne doit pas pouvoir établir de lien direct et concret entre les signes et tout ou partie des produits et services : le signe doit être arbitraire.

Maintenant que vous connaissez la règle du jeu, voyons par l’exemple ce qu’il n’est pas possible de faire pour sortir du défaut de distinctivité :

  • Accoler les termes génériques. Ex: « Salondebeauté » pour un salon de beauté
  • Insérer des points, tirets entre les mots. Ex: « salon.de.beauté »
  • Utiliser une apostrophe entre des mots ou pour remplacer une ou plusieurs lettres muettes. Ex : « Lunett’ » pour une marque de lunettes
  • Modifier l’orthographe sans modifier la phonétique. Ex : « Lunet » pour des lunettes
  • Combiner des éléments sans conférer un caractère distinctif : Ex : Lunet’bois pour des lunettes à monture bois
  • Utiliser un acronyme et son syntagme (verbalisation de l’acronyme) dépourvu de caractère distinctif. Ceci fait suite à une décision européenne : CJUE C90/11 où il a été décidé qu’une marque composée de deux éléments (un acronyme distinctif en soi et un syntagme descriptif) qui s’expliquent mutuellement, doit être refusée ou annulée au visa de l’article 3(1)(c) de la directive 2008/95/CE. Ex : « CA Crédit Agricole ».
  • Utiliser des termes qui dénotent simplement une qualité ou une fonction positive ou attractive des produits et services comme : ECO, MEDI , MULTI, MINI, ULTRA, PLUS, UNIVERSAL, BEST… Ce type de signe a davantage vocation à constituer un message promotionnel qu’un identifiant des produits et services, fonction essentielle de la marque. Combiner un terme laudatif (définition : Désigne un discours visant à glorifier ou à vanter les mérites de quelqu’un ou quelque chose.) comme : SUPER, BEST, PREMIUM…à un terme dépourvu de caractère distinctif sera voué au refus. Ex :« Best croissant » pour des croissants que nous pouvons espérer être les meilleurs
  • Utiliser une combinaison de mots, même si elle n’est pas correcte d’un point de vue grammatical, peut être considérée comme habituelle dans le langage publicitaire et le contexte commercial en cause. C’était le cas de la combinaison «ECOPRO», où l’élément laudatif «PRO» est placé après l’élément descriptif «ECO». Cette combinaison était perçue par le public pertinent comme une indication de ce que les produits désignés sont destinés aux «professionnels de l’écologie» ou «favorables à l’écologie» (arrêt du 25/04/2013, T-145/12, Eco Pro, EU:T:2013:220, § 29 à 32).
  • Utiliser les extensions internet ou suffixes de domaines de premier niveau « .com », « .fr », « .net ». Ex : « venteenligne.com » pour un site marchand, www.books.com pour des produits de l’imprimerie
  • Utiliser les abréviations de la forme juridique d’une société (par exemple, SA, Ltd., GmbH …) ne peuvent ajouter de caractère distinctif à un signe.






Retenez surtout : Plus votre marque est descriptive, plus vous avez des chances que l’administration vous la refuse (adieu la taxe de dépôt et on repart à zéro). Le cas échéant, si cette administration vous l’accepte, car vous avez utilisé un petit artifice (logo, ajouter un terme sans trop intérêt…), la marque risque d’être assez faible et vos chances de gagner un procès pour contrefaçon, concurrence déloyale ou parasitage seront maigres.

Sources juridiques pour l’écriture de cet article: https://oami.europa.eu ; http://www.village-justice.com/